À propos de l’auteur

Nicolas Rozier, poète né en 1971, mène de front l’écriture et le dessin.

Il vit et travaille à Paris.

Natif de Reims, la ville du « Grand Jeu », Nicolas Rozier découvre presque clandestinement l’œuvre de Roger-Gilbert Lecomte, peu après celle d’Antonin Artaud et de Jacques Prevel, les unes menant aux autres en ricochet d’évidence, durant une période de formation littéraire écourtée par cette révélation. De ces lectures décisives, à l’époque où l’auteur écrit ses premiers fragments, naîtra l’outil progressivement forgé de son propre lyrisme. Le visage à venir et le regard, la ville dédaléenne (L’Astre des anéantis), la fraternité des abîmes (« Le tambour pectoral », La main de brouillard ; Jacques Prevel poète mortel ), le double féminin (Vivre à la hache), le dessin comme art total, (L’écrouloir), et « toutes les noblesses pulvérisées » comptent parmi les totems de son œuvre.

Après la publication du « Tambour pectoral », dédié à Roger Gilbert-Lecomte dans le catalogue « Autour du Grand Jeu, 2004 », un choix de ses premiers poèmes a été réuni dans L’espèce amicale (Fata Morgana, 2005). Ses œuvres suivantes, à la confluence de l’essai, du manifeste et du poème, relèvent de « passions » dédiées à des figures de poètes essentielles à l’auteur : l’Écrouloir – un dessin d’Antonin Artaud (2008) ; Tombeau pour les rares (2010) ; L’Astre des Anéantis(2011) ; Jacques Prevel, poète mortel ( éditions de Corlevour/Nunc, 2016) ; La main de brouillard, poème pour Francis Giauque (éditions du Castor Astral, 2016).

Vivre à la hache (Editions de l’arachnoïde, 2017), journal d’une traversée passionnelle rassemble les poèmes d’une odyssée amoureuse.

L’auteur a préfacé : Le recrachement des doublures, (Poèmes de José Galdo), éditions Au fond du grenier, 2010, et l’anthologie : Expérience Blockhaus (Editions de l’arachnoïde, 2011.)

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Marcel Moreau (revue Nunc), Zéno Bianu (Catalogue d’exposition), Guy Darol (Le magazine des livres), Marie-Claire Bancquart (revue Europe), Jean-Yves Masson (Le Magazine littéraire) et Richard Blin (Le Matricule des anges), ont salué ses textes.

Dans ses dessins au bâton de pastel – outil choisi pour ses propriétés de traçage et de coloration simultanées, pour les territoires en puissances de ses criantes pigmentations – Nicolas Rozier s’applique à fourbir, quelque part dans ce champ ouvert où aspirent à s’étreindre le mot et le dessin, ce geste de la main acharné à retrouver d’un univers précis, le ton, le grain et la distribution de ses découpures plus nettes que des signes de reconnaissance ou des tâches de naissance, cette torsion du poignet qui, machinalement, griffonne un détail comme on gratterait, pour le mettre à nu, le signe de tous les signes.

Ses dessins et peintures ont été exposés en France et en Belgique (Halle Saint-Pierre (Paris), galerie Albert Dumont (Bruxelles), Musée Rimbaud (Charleville-Mézières), Musée d’Ixelles (Bruxelles), Abbaye de Neumünster (Luxembourg)). Les dessins de Nicolas Rozier accompagnent également les textes de José Galdo, Zéno Bianu, Pierre Dhainaut, Charles Dobzynski et Olivier Penot-Lacassagne.

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Les revues Europe, Sorgue, Pyro, Thauma, Nunc, les Cahiers André Laude, la revue Inuits dans la jungle et les Cahiers Artaud ont accueilli ses dessins et ses poèmes.

Nicolas Rozier a également donné plusieurs lectures publiques : à la « Halle Saint-Pierre » (Paris), au Musée d’Ixelles (Bruxelles), à « La guillotine » (Montreuil), au Festival « voix vives » (Sète), et au festival « Poésie en ville » (Genève), en proposant dernièrement une « lecture dessinée » croisant simultanément ses deux pratiques, expérience menée à la  librairie du Centre culturel Suisse (Paris), et au Festival de performances « Si(oui)non » en Essonne.